{"id":4162,"date":"2021-11-17T16:30:02","date_gmt":"2021-11-17T16:30:02","guid":{"rendered":"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/?post_type=publication&#038;p=4162"},"modified":"2021-11-17T16:37:21","modified_gmt":"2021-11-17T16:37:21","slug":"fati-une-femme-innocente-condamnee-a-mort-pour-terrorisme-apres-avoir-ete-faussement-denoncee-par-un-pretendant-econduit","status":"publish","type":"publication","link":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/publication\/fati-une-femme-innocente-condamnee-a-mort-pour-terrorisme-apres-avoir-ete-faussement-denoncee-par-un-pretendant-econduit\/","title":{"rendered":"Fati : Une femme innocente condamn\u00e9e \u00e0 mort pour terrorisme apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 faussement d\u00e9nonc\u00e9e par un pr\u00e9tendant \u00e9conduit"},"content":{"rendered":"<p>Fati a grandi dans une famille pauvre \u00e0 Mokolo, une petite ville du d\u00e9partement de Mayo-Tsanaga dans le nord du Cameroun. Sa langue maternelle est le mafa, une langue locale. Elle n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9e avec le fran\u00e7ais mais parle un peu le fulfuld\u00e9, une langue plus r\u00e9pandue dans la r\u00e9gion. Enfant, elle n\u2019est all\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9cole que deux jours. Sa m\u00e8re l\u2019a emp\u00each\u00e9e d\u2019y retourner, d\u00e9clarant que la famille ne pouvait se permettre d\u2019envoyer que ses fr\u00e8res \u00e0 l\u2019\u00e9cole. En cons\u00e9quence, Fati ne sait ni lire ni \u00e9crire. Apr\u00e8s avoir \u00e9pous\u00e9 son mari \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 15 ans, elle s\u2019est install\u00e9e \u00e0 Kolofata, la ville natale de son mari, plus au Nord. Fati cultivait des arachides, produisait de l\u2019huile d\u2019arachide et vendait des biscuits. Son mari utilisait la poudre d\u2019arachide restante pour faire des brochettes de viande et les vendre. Leur vie \u00e9tait marqu\u00e9e par la pauvret\u00e9 et de nombreuses \u00e9preuves. Fati a accouch\u00e9 dix fois, mais seuls trois de ses enfants ont surv\u00e9cu. Aujourd\u2019hui, ils sont \u00e2g\u00e9s de 13, 16 et 20 ans.<\/p>\n<p>En septembre 2015, apr\u00e8s 20 ans de mariage, la vie de Fati a \u00e9t\u00e9 boulevers\u00e9e lorsque Boko Haram a attaqu\u00e9 Kolofata. Le mari de Fati, ainsi que plusieurs autres personnes, sont morts dans un attentat \u00e0 la bombe.<\/p>\n<p>Les combattants de Boko Haram traversent fr\u00e9quemment la fronti\u00e8re nig\u00e9riane pour lancer des attaques contre des cibles militaires et civiles dans les villages de la r\u00e9gion de l\u2019Extr\u00eame-Nord du Cameroun. En r\u00e9ponse \u00e0 cette menace constante, des comit\u00e9s de vigilance ont \u00e9t\u00e9 mis en place par des civils dans de nombreux villages de la r\u00e9gion. Il s\u2019agit de groupes structur\u00e9s de mani\u00e8re informelle, compos\u00e9s de volontaires de la communaut\u00e9, dont la principale fonction est de surveiller les entr\u00e9es et sorties des personnes dans leurs villages et d\u2019informer les autorit\u00e9s de toute activit\u00e9 suspecte. Selon des rapports cr\u00e9dibles, les comit\u00e9s de vigilance peuvent agir sur la base de d\u00e9nonciations motiv\u00e9es par des conflits personnels qui ont, dans certains cas, conduit \u00e0 la condamnation \u00e0 mort pour terorrisme de personnes innocentes<a href=\"#_edn1\" name=\"_ednref1\">[i]<\/a>. Jusqu\u2019\u00e0 sa mort, le mari de Fati \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate du comit\u00e9 de vigilance de leur village.<\/p>\n<p>Selon Fati, son voisin, qui \u00e9tait \u00e9galement membre du comit\u00e9 de vigilance, lui faisait la cour depuis un certain temps, sans qu\u2019elle ne lui rende la pareille. Apr\u00e8s les fun\u00e9railles de son mari, il lui a demand\u00e9 de l\u2019\u00e9pouser. Fati a refus\u00e9. Furieux, il l\u2019a alors menac\u00e9e de la d\u00e9noncer comme membre de Boko Haram si elle continuait \u00e0 lui dire non.<\/p>\n<p>Plusieurs mois plus tard, en janvier 2016, le voisin de Fati et d\u2019autres membres du comit\u00e9 de vigilance de Kolofata l\u2019ont arr\u00eat\u00e9e et emmen\u00e9e dans un camp militaire. En chemin, ils l\u2019ont agress\u00e9e si violemment qu\u2019elle est arriv\u00e9e inconsciente \u00e0 la base militaire. L\u00e0, le comit\u00e9 l\u2019a accus\u00e9e d\u2019\u00eatre complice de l\u2019attaque de Boko Haram qui avait tu\u00e9 son mari. Quatre membres du comit\u00e9 ont d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 la police qu\u2019ils avaient entendu dire \u2013 bien qu\u2019ils n\u2019aient jamais pr\u00e9cis\u00e9 par qui \u2013 que Fati avait eu connaissance de l\u2019attaque au pr\u00e9alable et qu\u2019elle en aurait parl\u00e9 \u00e0 son mari et \u00e0 d\u2019autres villageois.<\/p>\n<p>Pendant trois mois, Fati a \u00e9t\u00e9 d\u00e9tenue \u00e0 la base militaire, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9e sans rel\u00e2che et menac\u00e9e avec une arme. Elle ne comprenait pas le fran\u00e7ais, la langue de l\u2019enqu\u00eate, et parlait peu le fulfuld\u00e9, la langue locale parl\u00e9e par la plupart de ses interrogateurs. Personne ne lui a fourni un interpr\u00e8te ou ne lui a dit qu\u2019elle pouvait demander un avocat. Maltrait\u00e9e et intimid\u00e9e, sans acc\u00e8s \u00e0 un avocat, ne comprenant ni les accusations port\u00e9es \u00e0 son encontre, ni la proc\u00e9dure judiciaire, Fati r\u00e9p\u00e9tait pourtant sans cesse qu\u2019elle \u00e9tait innocente.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-4166\" src=\"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Fati-225x300.jpeg\" alt=\"\" width=\"225\" height=\"300\" \/><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>Fati lors de son audience d&#8217;appel le 12 novembre 2021.<\/em><\/p>\n<p>L\u2019enqu\u00eate n\u2019a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 aucune preuve de l\u2019implication de Fati dans le groupe terroriste. Les t\u00e9moignages des villageois, qui constituent la seule preuve contre Fati, sont \u00e9tonnamment vagues, contradictoires et empreints de pr\u00e9jug\u00e9s sexistes. Bien qu\u2019elles ne comptent que trois ou quatre phrases, les d\u00e9clarations ne concordent pas sur ce que Fati aurait dit, \u00e0 qui elle l\u2019aurait dit, et si c\u2019\u00e9tait avant ou apr\u00e8s un pr\u00e9tendu voyage au Nigeria. En outre, deux des t\u00e9moins ont fait \u00e9tat de rumeurs non fond\u00e9es de querelles conjugales entre Fati et son mari. L\u2019un d\u2019entre eux est all\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 rapporter une rumeur selon laquelle Fati \u00e9tait secr\u00e8tement mari\u00e9e \u00e0 un second mari au Nigeria, un combattant de Boko Haram \u2013 une all\u00e9gation que l\u2019accusation n\u2019a jamais \u00e9tay\u00e9e par des preuves et que Fati n\u2019a jamais eu l\u2019occasion de r\u00e9futer. En d\u00e9truisant la r\u00e9putation de Fati et en la pr\u00e9sentant comme une \u00e9pouse infid\u00e8le, ces t\u00e9moignages suivent la strat\u00e9gie discriminatoire que le<a href=\"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/fr\/project\/le-projet-alice\/\">\u00a0Projet Alice<\/a>\u00a0a mise en \u00e9vidence dans tant d\u2019autres poursuites contre<a href=\"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/fr\/publication-categories\/alice-profiles-fr\/\">\u00a0des femmes dans le cadre d\u2019affaires de peine capitale<\/a>\u00a0: d\u2019abord, on d\u00e9valorise la personne de l\u2019accus\u00e9e en lui reprochant d\u2019avoir transgress\u00e9 les normes se rapportant au genre, puis on lie ces transgressions au crime pr\u00e9sum\u00e9.<\/p>\n<p>En octobre 2016, apr\u00e8s dix mois de d\u00e9tention sans inculpation, Fati a \u00e9t\u00e9 traduite devant le tribunal militaire de Maroua, o\u00f9 elle a \u00e9t\u00e9 accus\u00e9e de complicit\u00e9 avec des actes de terrorisme. Lors de l\u2019audience, Fati a \u00e9t\u00e9 repr\u00e9sent\u00e9e par un avocat stagiaire qu\u2019elle n\u2019avait jamais rencontr\u00e9. En effet, elle n\u2019a pas \u00e9chang\u00e9 une seule parole avec la personne charg\u00e9e de la d\u00e9fendre. Pendant le proc\u00e8s, Fati ne l\u2019a pas entendu prononcer un mot pour sa d\u00e9fense. Apr\u00e8s un proc\u00e8s exp\u00e9ditif au cours duquel aucun t\u00e9moin n\u2019a \u00e9t\u00e9 entendu, le tribunal a d\u00e9clar\u00e9 Fati coupable et l\u2019a condamn\u00e9e \u00e0 mort par peloton d\u2019ex\u00e9cution, sur la seule base des rumeurs rapport\u00e9es par ses voisins. Reconnue coupable d\u2019un crime dont elle \u00e9tait innocente, Fati \u00e9tait en \u00e9tat de choc :<\/p>\n<p>\u00ab Je me suis sentie compl\u00e8tement abandonn\u00e9e, j\u2019\u00e9tais seule, sans aucun soutien, il n\u2019y avait personne pour m\u2019expliquer clairement les choses afin que je puisse comprendre. Je n\u2019ai rien compris parce que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e au tribunal o\u00f9 personne ne m\u2019a pos\u00e9 de questions. J\u2019\u00e9tais en prison quand un gardien m\u2019a dit que j\u2019avais \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e. Ce qui m\u2019a sembl\u00e9 confus, c\u2019est que j\u2019attendais de pouvoir m\u2019exprimer devant le Tribunal et rien ne s\u2019est pass\u00e9, j\u2019ai juste appris ma condamnation. \u00bb<\/p>\n<p>Fati est incarc\u00e9r\u00e9e depuis 2016 \u00e0 la prison centrale de Maroua, qui est connue pour ses conditions d\u2019insalubrit\u00e9 mettant en danger la vie des personnes d\u00e9tenues et pour sa forte surpopulation (construite pour 350 personnes d\u00e9tenues, la prison en abrite plus de 1 400). En prison, Fati n\u2019a pas acc\u00e8s \u00e0 une alimentation ad\u00e9quate, et ne re\u00e7oit presque aucun soin m\u00e9dical. Comme elle le d\u00e9crit,<\/p>\n<p>\u00ab Je me sens lasse, fatigu\u00e9e car cela fait presque six ans que je suis en prison. Notre cellule est une chambre d\u2019environ 3 m\u00e8tres sur 4 et nous sommes environ 14 \u00e0 17 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur. Il y a des lits superpos\u00e9s et nous dormons sur les lits et celles qui n\u2019ont pas de places dans les lits se couchent par terre. \u00bb<\/p>\n<p>Comme beaucoup de personnes soup\u00e7onn\u00e9es de terrorisme, Fati n\u2019a pas re\u00e7u la moindre visite depuis son arrestation. Lorsqu\u2019elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e pour la premi\u00e8re fois, sa famille a essay\u00e9 de lui rendre visite au camp militaire, mais on les a emp\u00each\u00e9s d\u2019entrer. Fati n\u2019a eu aucun contact avec sa famille, y compris ses enfants, depuis son arrestation. Le plus jeune enfant de Fati n\u2019avait que sept ans \u00e0 l\u2019\u00e9poque, et ses deux plus jeunes enfants vivent toujours \u00e0 Kolofata, avec le Blama, un chef local. Son enfant a\u00een\u00e9 vit au Nigeria avec son fr\u00e8re, mais elle n\u2019a pas pu obtenir son num\u00e9ro de t\u00e9l\u00e9phone malgr\u00e9 ses nombreuses demandes.<\/p>\n<p>En 2019, l\u2019avocat camerounais Nestor Toko, pr\u00e9sident du R\u00e9seau des avocats camerounais contre la peine de mort, s\u2019est rendu \u00e0 Maroua et a rencontr\u00e9 Fati en prison. Convaincu qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 accus\u00e9e \u00e0 tort et pr\u00e9occup\u00e9 par le r\u00e9cit qu\u2019elle a fait de son arrestation et de son proc\u00e8s, il a accept\u00e9 de la repr\u00e9senter \u00e0 titre gracieux et a aid\u00e9 Fati \u00e0 faire appel de sa condamnation.<\/p>\n<p>Fati attend maintenant la d\u00e9cision de la cour d&#8217;appel.<\/p>\n<p><em>Ce profil a \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9 sur la base d&#8217;entretiens avec Fati et Ma\u00eetre Nestor Toko (l&#8217;avocat de Fati). Il est publi\u00e9 avec l&#8217;accord de Fati.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"#_ednref1\" name=\"_edn1\"><sup>[i]<\/sup><\/a> Cornell Center on the Death Penalty Worldwide, D\u00e9ni de justice: Une \u00e9tude mondiale sur les erreurs judiciaires dans les couloirs de la mort (disponible uniquement en anglais), pp. 13-18, janv. 2018. Amnesty International, Rapport 2016\/2017 : La situation des droits humains dans le monde, pp.136-140, POL 10\/4800\/2017, f\u00e9v. 2017.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le couloir de la mort depuis 2016, Fati a \u00e9t\u00e9 faussement accus\u00e9e d&#8217;\u00eatre membre de Boko Haram par un voisin dont elle avait repouss\u00e9 les avances. Maltrait\u00e9e et intimid\u00e9e, sans acc\u00e8s \u00e0 un avocat, ne comprenant ni les accusations port\u00e9es \u00e0 son encontre, ni la proc\u00e9dure judiciaire, Fati a \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9e \u00e0 mort \u00e0 l&#8217;issue d&#8217;un proc\u00e8s entach\u00e9 de violations des droits humains.\u00a0<\/p>\n","protected":false},"featured_media":4172,"parent":0,"menu_order":0,"template":"","class_list":["post-4162","publication","type-publication","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","publication-tags-english-fr","publication-tags-francais-fr","publication-categories-alice-profiles-fr"],"better_featured_image":{"id":4172,"alt_text":"","caption":"","description":"","media_type":"image","media_details":{"width":838,"height":1214,"file":"2021\/11\/Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22.png","sizes":{"medium":{"file":"Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-207x300.png","width":207,"height":300,"mime-type":"image\/png","source_url":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-207x300.png"},"large":{"file":"Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-707x1024.png","width":707,"height":1024,"mime-type":"image\/png","source_url":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-707x1024.png"},"thumbnail":{"file":"Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-150x150.png","width":150,"height":150,"mime-type":"image\/png","source_url":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-150x150.png"},"medium_large":{"file":"Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-768x1113.png","width":768,"height":1113,"mime-type":"image\/png","source_url":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22-768x1113.png"}},"image_meta":{"aperture":"0","credit":"","camera":"","caption":"","created_timestamp":"0","copyright":"","focal_length":"0","iso":"0","shutter_speed":"0","title":"","orientation":"0","keywords":[]}},"post":4162,"source_url":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/wp-content\/uploads\/2021\/11\/Screenshot-2021-11-17-at-16.22.22.png"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publication\/4162","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/publication"}],"about":[{"href":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/publication"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4172"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4162"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}