{"id":2632,"date":"2020-06-24T19:39:07","date_gmt":"2020-06-24T19:39:07","guid":{"rendered":"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/?p=2632"},"modified":"2020-09-01T23:22:42","modified_gmt":"2020-09-01T23:22:42","slug":"cameroun-trois-mineures-condamnees-a-mort-pour-terrorisme-apres-avoir-fui-boko-haram-font-desormais-face-a-un-nouveau-proces","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/dpw.lawschool.cornell.edu\/fr\/cameroun-trois-mineures-condamnees-a-mort-pour-terrorisme-apres-avoir-fui-boko-haram-font-desormais-face-a-un-nouveau-proces\/","title":{"rendered":"Communiqu\u00e9 de presse : Trois mineures condamn\u00e9es \u00e0 mort font face \u00e0 un nouveau proc\u00e8s"},"content":{"rendered":"<p><strong>Ce vendredi 26 juin, trois femmes risquent d\u2019encourir une lourde peine de prison quand elles seront jug\u00e9es pour espionnage. Elles avaient \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9es \u00e0 mort apr\u00e8s avoir fui Boko Haram alors qu\u2019elles \u00e9taient encore mineures. Toutes trois ont d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 plus de 5 ans en prison, dont deux avec de tr\u00e8s jeunes enfants. Nous demandons aux autorit\u00e9s camerounaises de veiller \u00e0 ce qu&#8217;elles re\u00e7oivent un jugement \u00e9quitable et dans un d\u00e9lai raisonnable.<\/strong><\/p>\n<p>Marie Dawandala, Damaris Doukouya et Martha Weteya n&#8217;avaient que 17 ans lorsqu&#8217;elles ont \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9es et accus\u00e9es de soutenir Boko Haram en octobre 2014. Damaris a \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e en garde \u00e0 vue avec sa fille de trois mois, et Marie \u00e9tait enceinte de six mois. Les trois adolescentes avaient quitt\u00e9 leur village natal dans le nord appauvri du Cameroun pour travailler comme domestiques avec leurs maris de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re nig\u00e9riane. Pendant l&#8217;escalade de la violence perp\u00e9tr\u00e9e par le groupe militant Boko Haram, elles ont \u00e9t\u00e9 forc\u00e9es de fuir de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9 de la fronti\u00e8re, comme des dizaines de milliers d&#8217;autres civils d\u00e9plac\u00e9s depuis le d\u00e9but de la crise.<\/p>\n<p>Alors que les attaques s&#8217;intensifiaient, \u00ab\u00a0les autorit\u00e9s camerounaises ont arbitrairement arr\u00eat\u00e9 des centaines de partisans pr\u00e9sum\u00e9s de Boko Haram, dont beaucoup sans enqu\u00eate approfondie, et les ont accus\u00e9s de terrorisme, un d\u00e9lit passible de la peine de mort\u00a0\u00bb, explique Marie-Lina Samuel, Coordinatrice du projet Afrique d\u2019ECPM (Ensemble Contre la Peine de Mort). Plusieurs organisations internationales ont d\u00e9nonc\u00e9 cette campagne de r\u00e9pression comme une crise des droits de l&#8217;homme. Dans son rapport \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.ecpm.org\/wp-content\/uploads\/mission-enquette-cameroun-2019-150219-FR-BD-page.pdf\">Condamn\u00e9s \u00e0 l\u2019oubli\u00a0: mission d\u2019enqu\u00eate dans les couloirs de la mort au Cameroun<\/a>\u00a0\u00bb, ECPM a notamment soulign\u00e9 la multiplication des proc\u00e8s in\u00e9quitables dans les dossiers de terrorisme.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s leur arrestation, les trois jeunes femmes ont \u00e9t\u00e9 stup\u00e9faites d&#8217;apprendre qu&#8217;elles \u00e9taient accus\u00e9es d&#8217;appartenir au groupe militant qu&#8217;elles avaient fui deux semaines auparavant. Pendant quatre mois, elles n&#8217;ont eu acc\u00e8s ni \u00e0 un avocat, ni \u00e0 un interpr\u00e8te, alors que l\u2019enqu\u00eate pr\u00e9liminaire a \u00e9t\u00e9 men\u00e9es en fran\u00e7ais, une langue qu&#8217;elles ne comprennent pas. Marie a donn\u00e9 naissance \u00e0 un fils en d\u00e9tention. Les trois femmes et leurs deux enfants ont ensuite \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s \u00e0 la prison centrale de Maroua, o\u00f9 r\u00e8gnent des conditions mettant leur vie en danger. Les installations ne sont pas en mesure de respecter les r\u00e8gles d&#8217;hygi\u00e8ne \u00e9l\u00e9mentaires, sont fortement surpeupl\u00e9es (construites pour 350 d\u00e9tenus mais en abritant plus de 1.400), et ne fournissent pas la nourriture, l\u2019eau potable et les soins m\u00e9dicaux adapt\u00e9s. Les femmes ont \u00e9lev\u00e9 leurs enfants du mieux qu&#8217;elles le pouvaient dans cet environnement inhumain pendant les cinq ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n<p>En avril 2016, Marie, Damaris et Martha ont \u00e9t\u00e9 traduites devant le tribunal militaire de Maroua, o\u00f9 elles ont \u00e9t\u00e9 accus\u00e9es d&#8217;espionnage, de conspiration en vue de commettre une insurrection, et d&#8217;appartenance \u00e0 une bande arm\u00e9e. Au terme d&#8217;un proc\u00e8s acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 qui n&#8217;a dur\u00e9 que quelques heures, Marie, Damaris et Martha ont \u00e9t\u00e9 reconnues coupables de tous les chefs d&#8217;accusation et condamn\u00e9es \u00e0 mort par bataillon d\u2019ex\u00e9cution.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0La proc\u00e9dure s\u2019est d\u00e9roul\u00e9e avec une foule de violations du droit \u00e0 un proc\u00e8s \u00e9quitable,\u00a0\u00bb d\u00e9clare Delphine Lourtau, Directrice Ex\u00e9cutive du Centre Cornell sur la peine de mort dans le monde. Premi\u00e8rement, le tribunal militaire qui a prononc\u00e9 la peine de mort n&#8217;\u00e9tait pas habilit\u00e9 \u00e0 juger ces trois femmes en vertu de la loi camerounaise car elles \u00e9taient mineures au moment des crimes all\u00e9gu\u00e9s. Le droit international interdit de mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale aux tribunaux militaires de juger des civils et de mani\u00e8re cat\u00e9gorique le recours \u00e0 la peine de mort pour les mineurs. Deuxi\u00e8mement, il n&#8217;y avait aucune preuve directe ou mat\u00e9rielle \u00e0 l&#8217;appui des condamnations, et aucun t\u00e9moin de la d\u00e9fense ou de l&#8217;accusation n&#8217;a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9. Troisi\u00e8mement, l&#8217;avocate commise d\u2019office n\u2019a pas assur\u00e9 une repr\u00e9sentation ad\u00e9quate. Elle n&#8217;\u00e9tait pas encore pleinement qualifi\u00e9e en tant qu&#8217;avocate et n\u2019a rencontr\u00e9 ses clientes qu&#8217;une seule fois en priv\u00e9, lors d&#8217;une courte pause pendant l\u2019audience. Quatri\u00e8mement, toutes les proc\u00e9dures se sont d\u00e9roul\u00e9es en fran\u00e7ais, et les femmes n&#8217;ont pas toujours eu acc\u00e8s \u00e0 un interpr\u00e8te. \u00ab\u00a0Elles ont si peu compris leur propre proc\u00e8s que ce n&#8217;est qu&#8217;\u00e0 leur retour en prison et apr\u00e8s avoir parl\u00e9 \u00e0 un gardien de prison qu&#8217;elles ont appris qu&#8217;elles \u00e9taient condamn\u00e9es \u00e0 mort,\u00a0\u00bb ajoute Mme Lourtau.<\/p>\n<p>En 2019, reconnaissant qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas comp\u00e9tent pour juger des mineurs, le tribunal militaire a annul\u00e9 les condamnations \u00e0 mort des femmes. Le Minist\u00e8re public a alors d\u00e9cid\u00e9 de la reprise des poursuites p\u00e9nales devant un tribunal civil. Marie, Damaris et Martha ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9es dans une prison plus petite \u00e0 Mokolo, o\u00f9 les conditions de d\u00e9tention sont encore plus catastrophiques. De plus, depuis la propagation de la pand\u00e9mie de COVID-19, Damaris et Marie ont d\u00fb accepter l&#8217;offre d&#8217;un ordre religieux de s\u2019occuper de leurs enfants en dehors de la prison. Elles n&#8217;ont re\u00e7u aucune visite ni aucune nouvelle concernant le bien-\u00eatre de leurs enfants au cours de ces trois derniers mois.<\/p>\n<p>Marie, Damaris et Martha assisteront \u00e0 leur prochaine audience au tribunal le 26 juin. Elles esp\u00e8rent que le tribunal rendra un jugement rapide apr\u00e8s avoir renvoy\u00e9 leur proc\u00e8s six fois de suite depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e. \u00ab Le tribunal devrait \u00e9galement prendre en consid\u00e9ration le temps qu&#8217;elles ont d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9 en prison avec leurs enfants et l&#8217;irr\u00e9gularit\u00e9 des proc\u00e9dures engag\u00e9es contre elles jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent \u00bb, d\u00e9clare Mme Lourtau. \u00ab Apr\u00e8s tout ce qu&#8217;elles ont v\u00e9cu, Marie, Damaris, Martha, et leurs enfants m\u00e9ritent un proc\u00e8s \u00e9quitable et une issue juste. \u00bb<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Pour plus d\u2019informations<\/strong> :<br \/>\n<a href=\"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/cameroun-des-jeunes-filles-prises-pour-cible-alors-quelles-fuyaient\/\">https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/cameroun-des-jeunes-filles-prises-pour-cible-alors-quelles-fuyaient\/<\/a><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Contacts pour la presse<\/strong>\u00a0:<\/p>\n<p>Delphine Lourtau, Cornell Center on the Death Penalty Worldwide<br \/>\n<a href=\"mailto:dml348@cornell.edu\">dml348@cornell.edu<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Michael Luze, ECPM (Ensemble Contre la Peine de Mort)<br \/>\n<a href=\"mailto:luzemichael@yahoo.fr\">luzemichael@yahoo.fr<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Organisations cosignataires\u00a0: <\/strong><\/p>\n<p>ACAT Cameroun (Action des chr\u00e9tiens pour l\u2019abolition de la torture)<br \/>\nCoalition camerounaise contre la peine de mort<br \/>\nDroits et paix<br \/>\nRACOPEM (R\u00e9seau des avocats camerounais contre la peine de mort)<br \/>\nASBL (<em>Pax Christi Uvira<\/em>)<br \/>\n<em>Abdorrahman Boroumand Center for Human Rights <\/em>au Iran<em><br \/>\n<\/em>ACADP (<em>Arab Coalition Against the Death Penalty<\/em>)<br \/>\nACAT France (Action des chr\u00e9tiens pour l\u2019abolition de la torture)<br \/>\nACHRS (<em>Amman Center for Human Rights Studies<\/em>)<br \/>\nAEDH (Association Europ\u00e9enne pour la d\u00e9fense des Droits de l&#8217;Homme)<br \/>\nAlliance des avocats pour les droits de l&#8217;homme<br \/>\nCHESCO (<em>Children Education Society<\/em>)<br \/>\nCENESA (<em>Civic Education Network for Eastern and Southern Africa<\/em> \u00e0 Kampala, Ouganda)<br \/>\nCoalition marocaine contre la peine de mort<br \/>\nCoalition portoricaine contre la peine de mort<br \/>\n<em>Death Penalty Focus<\/em><em><br \/>\n<\/em>FIACAT (F\u00e9d\u00e9ration internationale de l&#8217;action des chr\u00e9tiens pour l\u2019abolition de la torture)<br \/>\nFHRI (<em>Foundation for Human Rights Initiative <\/em>au Ouganda)<br \/>\nForum marocain pour la v\u00e9rit\u00e9 et la justice<br \/>\n<em>Hands off Cain<\/em><br \/>\n<em>Italian Federation for Human Rights<br \/>\n<\/em>JCADP (<em>Jordan Coalition Against the Death Penalty<\/em>)<em><br \/>\nLawyers for Human Rights International<br \/>\n<\/em>LAW (<em>Legal Awareness Watch<\/em>)<br \/>\n<em>Lifespark<\/em><em><br \/>\n<\/em>OBP (Observatoire burundais des prisons)<br \/>\nObservatoire marocain des prisons<br \/>\nSHAM (<em>Human Rights &amp; Democracy Media Center in Palestine<\/em>)<br \/>\nSOS Africaines en danger<br \/>\n<em>Sunny Center Foundation USA Inc.<\/em><br \/>\n<em>Vietnam Committee on Human Rights<\/em><em><br \/>\n<\/em>Voix de d\u00e9tenus<br \/>\n<em>Witness to Innocence<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-2635\" src=\"https:\/\/live-death-penalty-worldwide.pantheonsite.io\/wp-content\/uploads\/2020\/06\/Screen-Shot-2020-06-24-at-3.01.37-PM-1.png\" alt=\"Logos for the Cornell Center on the Death Penalty Worldwide and ECPM\" width=\"300\" height=\"138\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce vendredi 26 juin, trois femmes risquent d\u2019encourir une lourde peine de prison quand elles seront jug\u00e9es pour espionnage. 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